27 avril 2009
Rencontres autour de cerfs-volants
Il n'y a plus de mots pour décrire le gigantisme des rencontres internationales de cerfs-volants (RICV) de Berck-sur-Mer, certainement le plus grand rassemblement mondial de fous du vent, et qui bat cette année des records d'affluence, avec plus de 500.000 visiteurs.
Quel est le ressort d'un tel succès ? Certainement le talent des organisateurs, autour de Gérard Clément, et la volonté de la nouvelle municipalité de continuer à développer la manifestation. Bien-sûr la météo, souvent clémente en Opale Sud, et cette année particulièrement favorable. C'est encore la cote d'amour de Berck, qui rappelle tant de bons souvenirs de vacances. Mais le plus puissant moteur je crois, c'est le besoin ressenti par tous d'oublier un peu les difficultés de la vie quotidienne - particulièrement dans cette période terrible de crise -, et de retrouver le bonheur d'être ensemble et de rêver la tête dans le ciel.
"Le rêve est la seule énergie renouvelable"a joliment dit Serge Orru, le directeur général de WWF- France, que j'ai invité à Berck avec toute l'équipe du Festival du vent de Calvi. Mais le rêve peut tourner au cauchemar, si nous ne prenons pas la mesure des périls qui menacent à court terme notre planète et ses habitants. Péril climatique, libéralisme sans frein, crise alimentaire, appauvrissement de la biodiversité, nouvelles maladies, tout indique que nous n'avons plus beaucoup de temps pour sauver la planète et la société humaine.
Les rencontres internationales de cerfs-volants ont une responsabilité à assumer dans cette bataille contre l'indifférence ou le fatalisme. Parce qu'elles se vivent sur le sable, dans le vent, au bord de la mer, dans la convivialité et le plaisir. Parce que les cerfs-volistes sont de grands rêveurs qui nous permettent de garder nos yeux d'enfant sur le monde. En ouvrant à partir de l'année prochaine ces rencontres à tous ceux qui agissent, institutions, associations, entreprises ou citoyens, nous pouvons apporter une contribution importante à la mobilisation pour un développement plus soutenable. L'appel est lancé.
J'ai pu mesurer à travers le mouvement Colère Noire lancé il y a quelques années avec mon association citoyenne Faut qu'on s'active ! que l'enjeu du développement durable - à la fois environnemental, économique et aussi social - peut faire naître de nouvelles formes d'engagement, autour de valeurs plus collectives. Tout n'est donc pas perdu, mais il faut faire vite !
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