22 octobre 2008
Zen
J'ai été très choqué d'entendre Patrick Bloche, mandataire à Paris de Bertrand Delanoë (et non ce dernier lui-meme comme je l'ai cru à tort) dire ce matin sur Europe 1 qu'il serait vigilant sur certaines fédérations, dont celle du Pas-de-Calais a-t-il laissé entendre suite à une relance du journaliste, comme l'une de celles susceptibles de tricher au congrès de Reims.
Il faut sans doute mettre cette attaque sur le compte de la nervosité, avec d'autres tout aussi limites sur l'accord local avec le MODEM pour la mairie de Lille, pourtant validé par la direction nationale du PS et que Bertrand envisageait également avant le 1er tour des municipales à Paris. C'est tout de même autre chose que d'envisager François Bayrou comme Premier ministre, comme Ségolène Royal le proposait !
Heureusement que ces attaques indignes ne viennent pas de représentants locaux de la motion de Bertrand Delanoë et François Hollande, car ce n'est pas nos habitudes, et nous savons ce que c'est que la camaraderie, le besoin profond d'unité et l'intérêt supérieur de la fédération du Pas-de-Calais.
Les amis de la motion Delanoë-Hollande doivent comprendre, au plan national, que c'est très difficile pour eux, malgré la grande qualité de leurs représentants locaux, comme Guy Delcourt, Michel Lefait ou Frédéric Cuvillier, de convaincre les militants d'une région qui se sent souvent stigmatisée à Paris, et qui vivent avec enthousiasme l'espoir d'avoir un porte-parole emblématique de la gauche au pouvoir, après Pierre Mauroy. Certains me disent que c'est un peu comme si l'on demandait aux supporters du Racing Club de Lens de défendre les couleurs du PSG dans la tribune d'Auteuil du parc des princes.
En tout cas, prenons garde de ne pas salir une fédération et des élus qui sont la fierté de notre parti, qui ont su garder une légitimité enviable auprès de populations qui ont vécu des mutations économiques d'une brutalité folle. Une fédération forte de 15.000 militants, c'est plutôt un exemple à suivre ailleurs, plutôt qu'une anomalie à stigmatiser, vous ne trouvez pas ?
Restons calme, et à l'exemple de Martine Aubry, gardons le débat au niveau qu'il mérite. Jamais peut-être, après les dégats produits par la droite au pouvoir et la crise financière, le peuple n'aura eu autant besoin d'une gauche fière de ses valeurs, et d'un parti enfin collectif et audible. Le rassemblement est en marche...
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