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19 mars 2008
vague rose ou vote-sanction ?
Tout à ma joie d'avoir pu aider Jean-Marie Krajewski et le PS à reprendre Berck-sur-Mer, perdue en 2001, j'ai tardé à prendre la souris pour commenter le résultat historique de ce dimanche 16 mars : Les français vivent aujourd'hui en majorité dans une municipalité de gauche, sans parler des départements et des régions !
Cette donnée politique majeure ne résulte pas seulement d'un phénomène de "boboïsation" des grandes villes, puisque la gauche progresse également dans les villes moyennes et petites, quoique plus faiblement. Elle ne peut pas non plus s'expliquer seulement par le rejet du pouvoir en place au niveau national, même si Sarkozy a beaucoup fait pour nous aider...
De plus en plus, au fil des élections locales, les habitants de nos villes et de nos villages, quand ils ont le choix, choisissent le projet proposé par la gauche, plus fédérateur. La gauche n'a plus besoin de faire la preuve de sa capacité à gérer efficacement. Elle est devenue la référence pour inventer de nouvelles solidarités locales, pour développer les territoires.
La dimension politique nationale de cette élection est une évidence, et la nier relève de la plus parfaite mauvaise foi. Le carton jaune a été sorti. Bien sûr, il ne faut pas laisser penser que les élections locales remettent en cause la légitimité du président et de sa majorité au niveau national. Les collectivités de gauche ne peuvent que tenter d'atténuer les effets les plus dévastateurs de la politique gouvernementale, même si le pouvoir risque de leur couper les vivres, en diminuant les dotations de l'Etat.
Mais lorsque les français vont se rendre compte que le gouvernement, loin de tempérer ses projets, entend les accélérer et infliger à la France un plan de rigueur et une purge libérale drastique, je crains que ce soit la démocratie qui en sorte affaiblie. Pas de remaniement ministériel (seulement quelques maroquins ministériels distribués en plus, et quelques conseillers remerciés), pas de changement de cap. Les Français n'ont pas voté seulement pour que Sarkozy endosse mieux les habits présidentiels, mais pour qu'il s'occupe de leurs préoccupations, et en premier lieu du pouvoir d'achat, au lieu de distribuer cadeaux et prébendes. Certains, notamment les plus jeunes, finiront par se demander à quoi il sert de voter si le pouvoir n'entend rien changer. N'oublions pas que les manifestations contre le CPE et les émeutes dans les banlieues ont suivi les élections régionales et cantonales de mars 2004, où le pouvoir, alors incarné par Raffarin, avait fait mine de ne rien changer après sa grave défaite.
Nous sommes dans une impasse. Savez vous que malgré les victoires historiques remportées ce dimanche, l'alternance n'est toujours pas en vue au Sénat, ni en 2008 (renouvellement d'un tiers), ni en 2011 (renouvellement de moitié) ? Cette anomalie démocratique n'a jamais été aussi criante et scandaleuse.
Le PS doit prendre la mesure de la tâche qui l'attend, et ne pas retomber dans ses vieux démons. Ce sera aux militants d'imposer plus d'autorité, là où des dissidences nous ont coûté des victoires, et plus de travail collectif, là où d'autres voudraient présidentialiser le parti et en changer la nature.
Pour le moment, goûtons la victoire, et pensons à nos amis qui ont été défaits et qui reviendront demain.
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Commentaires
Cher Vincent,
au nom de tous les camarades de la section socialiste du bas pays du béthunois, je te félicite pour te superbe victoire sur Berck.
nous sommes convaincus qu'avec ton équipe tu vas redonner toute la place qui revient au berckois au sein de notre belle région.
l'enjeu d'une santé accessible à chacun d'entre nous est le grand enjeu de notre génération.
nous savons que tu sera à la hauteur de ce défi pour Berck.
Amitiés de gauche,
Frédéric Polan
secrétaire de section du bas pays du béthunois
Ecrit par : Frédéric Polan | 26 mars 2008
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