27 novembre 2007
Villiers-le-Bel : la vérité doit être établie
Le Parti socialiste dénonce les violences inacceptables qui se sont déroulées après la mort de deux jeunes à Villiers-le-Bel dans une collision avec une voiture de police. Il exprime sa solidarité avec les familles des jeunes, les nombreux policiers blessés dans les émeutes, les habitants sous le choc et le maire irréprochable d’une commune dévastée. Un nouveau cap dans les violences urbaines a été franchi, avec le risque de nouveaux drames.
La priorité doit être au retour au calme. Les cafouillages ministériels, avec par exemple la visite aux familles de la secrétaire d’Etat à la politique de la ville sans prévenir le maire, n’y contribuent pas. Le Président et le gouvernement doivent se garder des provocations, et s’engager à faire toute la lumière sur la mort des deux jeunes, pour que la justice passe.
Ce drame appelle des réponses fermes sur la vente et la circulation des mini-motos et autres engins non homologués. Il souligne également la nécessité de rétablir une police de proximité, davantage présente sur le terrain, pour rétablir le dialogue avec les jeunes.
Mais, au-delà, il met en lumière la situation sociale explosive de ces quartiers et l’inaction de la droite au pouvoir depuis 2002. Avec un taux de chômage et un échec scolaire deux fois plus élevés que pour le reste de la population, avec une santé qui continue de se dégrader, les habitants des quartiers populaires se sentent des citoyens de seconde zone. Ils sont les premières victimes d’une montée sans précédent de la violence.
Les banlieues sont absentes de toutes les priorités du gouvernement, malgré l’annonce maintes fois reportée d’un « plan banlieue » sans moyens. Les crédits de paiement consacrés à la politique de la ville vont baisser de 12,7% en 2008, tandis que la symbolique dotation de solidarité urbaine (DSU), réservée aux communes urbaines les plus pauvres, devrait diminuer de 30 millions.
14:35 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Les commentaires sont fermés.