21 novembre 2007

solidarité avec les grévistes

Contrairement à ce que peuvent laisser penser quelques voix isolées, le parti socialiste est solidaire du mouvement social contre la réforme gouvernementale des régimes spéciaux. Il a dit et redit, mais qui l'entend aujourd'hui, qu'il fallait certes une réforme des régimes spéciaux, même si ce n'est pas la réponse au problème du régime général. Mais tout doit être mis sur la table, pour prendre en compte la pénibilité du travail.

Au lieu de çà, Sarkozy comme d'habitude a préféré pointer du doigt les "privilégiés" de la SNCF, pour mieux opposer les français les uns aux autres, c'est tellement plus commode que d'aborder les "retraites chapeau" des grands patrons.

Depuis que Bernard Thibaut, le secrétaire général de la CGT, 7dcfa9088acb8d2e4368c055a0a80980.jpga donné un signal d'apaisement en demandant une vraie négociation entreprise par entreprise, le gouvernement a joué le pourrissement. Désormais, les tracas vécus par les usagers n'ont qu'un seul responsable, Nicolas Sarkozy, qui a refusé de saisirla perche, et préfère jouer les matamors. Les actes de sabotage viennent utilement compléter le tableau, pour que l'opinion assimile les grévistes à la "chienlit" dénoncée par De Gaulle en 68.

J'exprime donc ici ma solidarité avec les usagers, qui doivent comprendre que ce ne sont pas les grévistes qui sont responsables (qui peut croire que l'on accepte de perdre des journées de salaires pour le plaisir), mais le Président et son gouvernement qui ont laissé passer la main tendue pour faire plaisir aux militants de l'UMP.

Aujourd'hui les cheminots, demain les étudiants et les fonctionnaires, et très vite tous les autres, avec la réforme du contrat de travail. Il faut montrer que le corps social est encore capable de réagir face à un président qui a le cynisme de dénoncer les privilèges de salariés qui gagnent à peine plus que le SMIC au prix de conditions de travail difficiles (3 à 5 nuits de découcher pour les agents de conduite par exemple), d'oublier ses promesses de campagne sur le pouvoir d'achat, tout en augmentant son propre salaire de... 206 % (dernier chiffre).

 

Commentaires

merci de nous faire entendre une voix responsable et solidaire ; le pourrissement a été délibérément recherché par le pouvoir, gangrénant malheureusement trop d'esprits soumis à l'intox officielle.

Ecrit par : martignoni | 22 novembre 2007

Merci Vincent d'avoir fait mentir certains médias sur l'immobilisme du PS dans ce conflit social !!!

Le pourrissement de la situation n'a eu qu'un seul responsable et coupable, l'Etat, soumis aux caprices de Shark-ozÿ. Il lui faut de plus en plus diviser pour régner et mieux encore faire "passer" ses réformes les plus impopulaires. Masquer derrière les privilèges présumés des cheminots, le démantèlement rapide mais discret du code du travail. Parisot, la courtisane du MEDEF, souhaite revenir au 19ème siècle et que soit supprimée la durée légale du temps de travail ... Il aveugle l'opinion française au beau milieu des grèves. Il pense nous détourner de nos réels problèmes de pouvoir d'achat, en pourrissant le conflit social ... Je ne ferai pas de commentaire, faites vos comptes, comptez bien vos dépenses et donnez m'en des nouvelles ...et n'oubliez pas de les transcrire en ...francs français !

Et j'oubliais : les 25% d'augmentation de l'AAH, promis par Charkozy magyar, aux bénéficiaires handicapés. Finalement l'augmentation sera de ... 2.1%. Les adultes handicapés allocataires ne peuvent même pas caresser 1% de l'augmentation du revenu du nouveau despote Nicolas. Le 6 décembre prochain, jour de la St Nicolas, je n'aurai aucune pensée pour toi Nicolas, mais penserai à tous les enfants de la France black-blanc-beur "malmenés par la vie" ... que ta politique ultralibérale et conservatrice à la sauce Vichy va de plus en plus pillonner et mettre sur le bas-côté de la société. Alors les grèves de cheminots s'apaisent peut-être mais le combat social ne doit pas retomber. Chacun, chacune d'entre nous sommes concernés par toutes ces attaques contre notre portefeuille, notre pouvoir d'achat et même contre nos rêves d'avenir plus juste et plus sûr, en touchant à nos acquis sociaux.
Sarko, touche pas à mes rêves, ni mes droits, ni mes fondamentaux. Sinon, tu seras l'étincelle, et moi le feu de la révolte ... Même la désobéissance civile pourrait être une de mes armes ...
Pour éviter de monter les Français contre eux, je suggère aux cheminots et aux agents commerciaux de la SNCF, et aux autres services de transports, d'offrir la gratuité des transports à tous les usagers jusqu'à ce que le gouvernement et son monarque comme l'appelle si bien Montebourg prenne enfin en considération leurs revendications légitimes.
Nous ne devons pas non plus rater notre mobilisation contre le démantélement de la carte judiciaire. Il y a du pain sur la planche mais la défense de nos idéaux et de nos libertés en vaut le coup pour nous, et l'avenir de nos enfants.

François DAVELUY

Ecrit par : François DAVELUY | 25 novembre 2007

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