09 novembre 2007
Europe : le compromis était possible !
Nous n’avons pas encore mesuré toutes les conséquences de la décision brutale du bureau national d’approuver le Traité simplifié européen (par 32 voix contre 20), quelle que soit la forme choisie pour le traduire dans la constitution française (referendum ou congrès parlementaire). Est-ce parce qu’un compromis était impossible ? J’affirme que non. Dans ma fédération, nous nous sommes réunis autour d’une table autour de Serge Janquin, le 1er fédéral, et nous sommes parvenus au texte suivant :
« Les Députés et Sénateurs Socialistes du Pas-de-Calais (ainsi que Dominique Dupilet, Vincent Léna et Jacques Mellick) se sont réunis le 5 novembre 2007 pour évoquer la question du nouveau traité européen, proposé par Nicolas SARKOZY, sur lequel ils devraient être amenés à se prononcer.
Ils rappellent qu’ils sont profondément attachés à la construction d’une Europe politique démocratique et sociale, mais ils dénoncent la procédure choisie, à savoir la réunion du Parlement en Congrès plutôt que le référendum.
Fidèles à leur conception de la démocratie, à leur volonté de construction européenne et à leurs engagements de Congrès, ils rappellent que le peuple s’est prononcé et considèrent que c’est, une nouvelle fois, au peuple de décider : l’Europe ne peut se construire qu’avec les citoyens.
Au demeurant, au-delà de quelques améliorations de fonctionnement, les dérogations consenties à la Grande Bretagne et à la Pologne affaiblissent les fondements mêmes de l’Union Européenne. »
Le compromis auquel nous sommes arrivés dans le Pas-de-Calais, avec des élus qui ont voté oui ou non, qui ont soutenu l’un ou l’autre des candidats à l’investiture présidentielle, Benoît Hamon le jugeait possible au niveau national, après avoir consulté la plupart des grands dirigeants de notre parti. A écouter la tonalité très responsable des débats en bureau national sur le sujet, je suis persuadé également que la plupart étaient prêts à faire l’effort
Sauvegarder l’unité des socialistes, respecter les engagements pris devant les militants et les français, éviter de se couper de notre électorat, ne pas bloquer une éventuelle relance de la construction européenne, nous pouvions tout cela à la fois. Il aura manqué une volonté politique d’y arriver.
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Commentaires
"Il aura manqué une volonté politique d’y arriver".
Voilà bien tout le problème. Le manque de volonté politique face à un président qui a au moins pour lui de savoir ce qu'il veut.
En 2005, manque de volonté politique pour suivre une ligne européenne pourtant adoptée à l'unanimité quelques mois plus tôt.
En 2006, manque de volonté politique pour imposer une candidature politique face au règne des médias.
En 2007, manque de volonté politique pour faire respecter la parole des français et ce malgré l'engagement pris au Congrés du Mans puis dans le projet socialiste et enfin dans la campagne présidentielle.
La barque commence à être lourde pour un parti qui se doit d'être le socle d'une gauche de reconquête.
Heureusement, des responsables nationaux, des militants, la plus grande fédération historique (si plus en nombre) savent encore ce qu'est une parole donnée !
Bravo à toi Vincent d'avoir porté ce message qui nous permet de garder la tête haute devant les citoyens français.
D'autres, malheureusement les plus nombreux semble-t-il, ne pourront pas en faire autant !
Ecrit par : Olivier | 09 novembre 2007
La place de mon commentaire n'est pas adaptée à ce billet-là du blog. mais je tenais à partager ma réaction laissée sur le blog du journal Libération, concernant l'investiture du PS à Etaples. Car je trouve encore une fois qu'on fait trop de bruit pour rien. Et suis amusé de voir les franciliens s'émouvoir d'un cas et d'un contexte local qui leur est totalement inconnu, et les journalistes de Libé en tête.
Voici mon post : "Pour ma part, je suis plutôt sidéré de voir ici (forum de Libé) tant de gens extérieurs à la circonscription, même de la région, s'émouvoir du cas particulier de Bagdad Ghezal. Avant de réagir sur un pseudo-parachuté qui lui est opposé, n'aurait-il pas déjà été plus cohérent de s'informer. Oui, Bagdad Ghezal a acquis une certaine légitimité au travers de votes de militants locaux. Il y a habilement tissé un réseau, en s'appuyant notamment sur ses activités personnelles et professionnelles. Mais le PS doit-il présenter un candidat enorgueilli du terrain du militantisme local au PS, ou un candidat ouvert bien au délà de la section locale du PS. Etaples a besoin d'un leadership capable de rassembler bien au délà du PS. Les enjeux d'Etaples et le contexte local nécessitent une unité autour d'un candidat. Comment Bagdad Ghezal peut-il introniser cette unité en "tirant déjà à boulets rouges" sur son son actuel camarade, maire de la commune ..et qui, lui, soutient un homme issu d'une famille d'Etaples. Depuis quand la république, la démocratie, interdit-elle ses élus de vivre et militer ou présider aux rênes d'une commune et de travailler ailleurs. Pardonnez-moi, de vivre à Berck-sur-Mer, de m'intéresser à Etaples et de travailler en dehors de ma circonscription ! Mais bon, je ne suis qu'un simple militant berckois, issu d'une famille lilloise ! A bon entendeur, de la france entière. restons avant tout citoyen et analysons avant d'injurier ! François DAVELUY"
Ecrit par : DAVELUY François | 20 novembre 2007
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